Nous avons récemment organisé une séance d'« aptitude à exercer » lors de notre session hebdomadaire de demi-journée de formation. L'aptitude à exercer désigne la capacité du médecin à être conscient des situations où ses propres performances, sa conduite ou son état de santé (ou ceux d'autrui) pourraient mettre les patients en danger, ainsi que les mesures prises pour les protéger.
La culture médicale actuelle n'encourage pas la discussion des erreurs pour en tirer des leçons et améliorer les pratiques. Cette culture (particulièrement dans les hôpitaux) est souvent axée sur la protection de l'organisation et le rejet de la responsabilité et de la honte sur autrui (souvent sur l'individu).
Nous vivons dans un monde où les erreurs sont inévitables. Cela ne signifie pas pour autant qu'il faille les accepter passivement et adopter une attitude laxiste, mais plutôt qu'il est essentiel d'en parler ouvertement avec ses collègues afin d'en tirer des leçons et d'améliorer les choses. Dans le contexte actuel, lorsqu'une personne est blâmée, elle éprouve de la honte et s'enfonce dans une spirale d'autodépréciation, tandis que l'organisation, dans son ensemble, continue son chemin. Ce n'est bénéfique pour personne !
Un de nos stagiaires a trouvé cette vidéo. Brian Goldman (médecin urgentiste américain) y explique que tous les médecins font des erreurs et que la culture du déni (et de la honte) qui règne dans le milieu médical empêche les médecins d'en parler ou de s'en servir pour apprendre et progresser.
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J'espère que cet extrait contribuera à éclairer le véritable esprit qui se cache derrière des choses comme Analyse des événements significatifs plutôt que de manière stéréotypée et mécanique, comme c'est souvent le cas.