Santé planétaire
Car prendre soin de la planète, c'est prendre soin de nos patients — et apprendre à voir les deux à la fois est l'une des choses les plus matures qu'un médecin généraliste puisse faire.
🎯 Ce que vous apprendrez sur cette page
Objectif
Fournir, en un seul endroit, un guide d'introduction clair à la santé planétaire axé sur les besoins des internes, des formateurs et des directeurs de programmes de formation des médecins généralistes au Royaume-Uni.
Objectifs
- Introduire les concepts clés de la santé planétaire dans le programme du RCGP.
- Examinez comment les changements climatiques affectent la santé humaine.
- Examinez comment les soins de santé primaires contribuent eux-mêmes aux dommages environnementaux.
- Identifier les changements cliniques qui protègent tous les deux Les patients et la planète.
📥 Téléchargements
Documents, résumés et ressources pédagogiques supplémentaires — prêts quand vous l'êtes.
Ressources Web
Un mélange trié sur le volet de recommandations officielles et de ressources de formation pratiques pour les médecins généralistes — car parfois, les meilleures perles ne se cachent pas dans les documents officiels.
🏛️ Orientations et politiques fondamentales
- Guide thématique du programme RCGP — Santé des populations et des planètes
- RCGP — Santé planétaire et durabilité dans le cadre de la WPBA
- RCGP — Développement durable, changement climatique et enjeux environnementaux (centre de ressources politiques)
- NICE NG245 — Asthme : diagnostic, surveillance et prise en charge de l'asthme chronique (2024)
- Cinq ans d'un NHS plus vert : progrès et perspectives (NHS Angleterre, 2025)
- Objectif zéro émission nette pour le NHS — stratégie initiale de 2020
- NHS plus vert — Page d'accueil Net Zero
- Centre RCGP Net Zero — Formation en ligne
🌱 Pratiques plus écologiques
💨 Pollution de l'air et environnement
🎧 Podcasts et outils de réflexion
- Podcast YORLMC — Qu'est-ce que la santé planétaire ?
- Podcast YORLMC — Qu'est-ce qu'une pratique plus écologique ?
- L'économie du donut (Kate Raworth)
- Slow Medicine — l'équilibre plutôt que la vitesse
- Worldmapper — le monde comme vous ne l'avez jamais vu
- Danny Dorling sur la géographie humaine
- MedAct — santé et justice sociale
Rappel en une minute
Si vous ne devez lire qu'une seule chose sur cette page, lisez ceci.
Les 10 choses qu'un interne en médecine générale doit savoir
- Définition: Le guide thématique du RCGP définit la santé planétaire comme la santé de la société humaine et des systèmes naturels qui la rendent possible.
- Carbone du NHS : Le NHS représente environ 4 à 5 % de l'empreinte carbone totale du Royaume-Uni et environ 30 à 40 % de toutes les émissions du secteur public (NHS Angleterre, 2025).
- Progrès du NHS : Les émissions directes du NHS ont diminué de 14 % au cours des 5 années qui ont suivi le lancement de la stratégie Net Zero (NHS Angleterre, 2025) — le NHS est en bonne voie d'atteindre son objectif intermédiaire 2028-32.
- Partage des soins primaires : Les soins primaires sont responsables d'environ 23 % des émissions du NHS en Angleterre. Les produits pharmaceutiques et chimiques en représentent près de la moitié.
- Le plus grand levier : Les médicaments représentent la part prépondérante de l'empreinte carbone des soins primaires. L'élimination des déchets ne représente qu'environ 0.5 %.
- Inhalateurs: Les inhalateurs-doseurs pressurisés (IDP) ont une empreinte carbone bien plus importante que les inhalateurs de poudre sèche (IPS) — environ 40 fois supérieure par inhalateur (Greener Practice). Le Royaume-Uni fait figure d'exception en Europe en ce qui concerne l'utilisation des IDP.
- Deux questions: Pour chaque patient, demandez — Comment l'environnement affecte-t-il la santé de cette personne ? et Quel est l'impact de ma gestion sur l'environnement ?
- Quatre principes : Prévention · autonomisation des patients · parcours simplifiés · alternatives à faible émission de carbone.
- Co-bénéfices : Les voyages actifs, les régimes alimentaires riches en végétaux et la prescription sociale/écologique améliorent la santé et Réduire les émissions — double avantage.
- L'inégalité est centrale : Les 10 % les plus riches sont responsables d'environ la moitié des émissions mondiales, mais ce sont les plus pauvres qui en subissent le plus les conséquences néfastes.
- La pollution de l'air tue : Au Royaume-Uni, environ 38 000 décès par an sont imputables à la pollution atmosphérique (UKHSA). En décembre 2020, un coroner britannique a conclu que la pollution atmosphérique avait contribué au décès d’Ella Adoo-Kissi-Debrah – une décision inédite au niveau mondial.
Qu’est-ce que la santé planétaire ?
La santé planétaire, telle que définie dans le guide thématique du RCGP , intègre le lien entre le bien-être humain et l'environnement dans le tableau clinique quotidien :
📖 Définition du RCGP
Le guide thématique du RCGP la décrit comme la santé de la société humaine ainsi que des systèmes naturels qui la soutiennent.
La santé planétaire envisage la santé et les soins de santé sous de multiples angles. Elle étudie les interactions entre l'activité humaine, notre santé et les effets de nos soins de santé sur l'environnement.
Le changement climatique est l’aspect le plus connu de ce phénomène, mais l’histoire est plus vaste. La stabilité de la vie sur Terre dépend aussi du maintien d’un plafond écologique – une limite de sécurité – pour des éléments tels que :
Pollution chimique
Y compris les produits pharmaceutiques dans les cours d'eau.
Prélèvement d'eau douce
Surconsommation d'eau dans l'agriculture et l'industrie.
Perte de biodiversité
Disparition d'espèces végétales, animales et d'insectes.
La pollution de l'air
Particules fines, NOₓ, ozone, dioxyde de soufre.
Azote et phosphore
Ruissellement agricole qui endommage les cours d'eau.
Appauvrissement de l'ozone
Dommages à la couche d'ozone atmosphérique.
L'acidification de l'océan
Le CO₂ absorbé par la mer la rend plus acide.
Ce modèle est issu de la théorie économique du donut de Kate Raworth . Imaginez deux anneaux. L'anneau intérieur représente le socle social (le minimum vital pour une vie décente). L'anneau extérieur représente le plafond écologique (les limites que la planète peut supporter). Une société saine se situe dans l'anneau intermédiaire.
💡 Comment expliquer cela à un patient (ou à un collègue sceptique)
« Notre santé ne se limite pas à notre corps. Elle est liée à notre communauté, qui elle-même est liée à notre pays, qui lui-même est lié à notre environnement. Si l'un de ces niveaux est affecté, le niveau supérieur le ressentira également. »
Pourquoi c'est important en médecine générale
La santé planétaire est le déterminant fondamental de la santé humaine. Notre bien-être et, en fin de compte, notre survie dépendent des systèmes de maintien de la vie sur Terre. Comprendre comment les systèmes naturels interagissent avec la santé n'est plus une option : cela influence directement les pathologies que nous rencontrons quotidiennement en milieu clinique.
Parallèlement, la prestation de soins de santé a elle-même une empreinte carbone. Le NHS représente environ 4 à 5 % de l'empreinte carbone totale du Royaume-Uni et approximativement 30 à 40 % des émissions totales du secteur public ( NHS England, 2025 ). Les soins primaires représentent à eux seuls environ 23 % des émissions du NHS England, les produits pharmaceutiques et chimiques représentant près de la moitié de ce chiffre.
Des progrès réels ont également été constatés. Les émissions directes du NHS (l’« empreinte carbone du NHS ») ont diminué de 14 % au cours des 5 années écoulées depuis le lancement de la stratégie Net Zero, et le NHS est en bonne voie d’atteindre son objectif intermédiaire pour 2028-32 (NHS England, 2025).
Une grande partie de nos activités laisse des traces dans l'environnement. Les déchets pharmaceutiques et les plastiques à usage unique sont particulièrement difficiles à dégrader. On retrouve désormais fréquemment des produits pharmaceutiques dans les eaux douces, où ils affectent la faune et la flore.
Les soins de santé sont à la fois une cause et une conséquence des atteintes à l'environnement. Plus nous comprenons cela, plus nous avons de moyens d'agir.
💡 Pourquoi les stagiaires devraient s'en soucier
La santé planétaire est désormais explicitement intégrée au programme du RCGP. Elle est évaluable par le biais de l'évaluation des compétences en milieu professionnel (évaluation par compétences, évaluation des compétences comportementales, activités de leadership et plans d'amélioration de la qualité) et s'intègre naturellement aux données probantes de l'ARCP. Plus important encore, nombre d'actions en matière de santé planétaire relèvent tout simplement d' une bonne pratique médicale : réduction du surtraitement, meilleure prise de décision partagée et renforcement de la prévention.
Concepts fondamentaux du guide thématique du RCGP
Le guide thématique du RCGP présente plusieurs idées utiles au quotidien pour les médecins généralistes. L'objectif n'est pas de mémoriser le potentiel d'émissions de gaz à effet de serre de chaque marque d'inhalateur, mais d' adopter une perspective différente sur sa pratique clinique.
Santé et complexité planétaires
La santé planétaire nous rappelle que les systèmes complexes comportent de nombreux éléments interagissant, des boucles de rétroaction et des points de basculement. Nous le savons déjà grâce à la physiologie : pensons à la régulation de la glycémie par les boucles hormonales et cellulaires. La santé planétaire élargit simplement notre perspective : comment les humains façonnent le monde et comment le monde, en retour, nous façonne.
Les médecins généralistes sont souvent plus à l'aise avec la complexité des cas que les spécialistes hospitaliers, car nous rencontrons rarement des patients atteints d'une seule pathologie. Nous sommes formés pour évaluer les facteurs personnels, sociaux et environnementaux qui influencent l'impact de la maladie sur le patient.
🔬 Une distinction utile
La plupart des données probantes en médecine proviennent d'essais contrôlés randomisés, qui évitent délibérément la complexité en excluant les personnes atteintes de plusieurs affections. Ces essais nous ont permis de déterminer quels médicaments réduisaient la mortalité liée à la COVID-19. La théorie des systèmes , en revanche, nous aide à comprendre pourquoi la pandémie s'est propagée de cette manière et pourquoi certaines interventions ont été efficaces pour certaines populations. Nous avons besoin des deux.
Deux questions à se poser chaque jour
Si la santé planétaire est si complexe, comment l'aborder lors d'une consultation de 10 minutes ? Restons simples. Deux questions suffisent :
❓ Question 1
Comment l'environnement influence-t-il la santé de ce patient ?
Exemple : un enfant asthmatique – ses crises sont-elles déclenchées par la pollution atmosphérique due à la circulation, à l’industrie locale ou aux moisissures dans un logement humide ?
❓ Question 2
Quel est l'impact de ma gestion sur l'environnement ?
Exemple : ai-je choisi des inhalateurs qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre ? Les inhalateurs-doseurs pressurisés (pMDI) contiennent des propulseurs 1 000 à 3 000 fois plus puissants que le CO₂. Les inhalateurs de poudre sèche (DPI) n’en contiennent pas.
Quatre principes de pratique clinique durable
Ce guide thématique nous invite à analyser notre travail à travers quatre principes. Ils sont simples, faciles à retenir et étonnamment efficaces une fois appliqués.
Nous les examinerons en détail dans la section suivante.
Inégalités, santé et justice
En matière de santé planétaire, un constat se répète sans cesse : les dommages causés par l’environnement pèsent plus lourdement sur ceux qui y ont le moins contribué et qui disposent du moins de ressources pour y faire face.
Cela se vérifie à l'échelle internationale (les pays les plus pauvres sont les plus touchés par le changement climatique) et locale (les quartiers les plus défavorisés subissent la pire pollution atmosphérique et les logements les plus insalubres). C'est la manifestation moderne de la loi de la sollicitude inversée de Tudor Hart.
Les deux questions du Dr Ram — Une habitude de consultation à développer
Lire sur la santé planétaire, c'est une chose. L' appliquer lors d'une consultation, c'en est une autre. Voici une habitude simple qui ne prend que dix secondes et qui s'adapte à toutes les consultations.
1️⃣ L’environnement a-t-il une incidence sur ce patient ?
- Sont-ils exposés à la pollution atmosphérique (route principale, industrie) ?
- Leur logement est-il humide, moisi ou difficile à chauffer ?
- La chaleur, le froid ou la mauvaise qualité de l'air pourraient-ils être à l'origine de leurs symptômes ?
- Leur alimentation, leurs voyages ou leur mode de vie y contribuent-ils ?
2️⃣ Ma gestion a-t-elle un impact sur l'environnement ?
- Cette ordonnance est-elle réellement nécessaire ?
- Existe-t-il une option à plus faible empreinte carbone (DPI vs pMDI) ?
- Puis-je déprescrire quelque chose ?
- Une approche non médicamenteuse pourrait-elle être tout aussi efficace (prescription sociale, verte ou bleue) ?
🧠 Voici un exemple concret : un jeune adulte souffrant d’asthme léger
Question 1 : Elle habite sur une route très fréquentée. La pollution y est probablement pour quelque chose. Il serait judicieux d’avoir une discussion sur la qualité de l’air intérieur, les trajets domicile-travail et les modes de transport actifs.
Question 2 : Elle utilise actuellement un inhalateur-doseur pressurisé (pMDI) seul. Selon la norme NG245 (2024), ce traitement n’est plus recommandé. Une réévaluation en vue de passer à une association corticostéroïde inhalé/formotérol en traitement de fond à la demande (ou à un traitement par inhalation à dose réduite si les symptômes sont plus fréquents) est néanmoins indiquée ; de plus, les inhalateurs-doseurs pressurisés (DPI) privilégiés sont nettement moins polluants que les inhalateurs-doseurs pressurisés.
Une consultation rapide. Deux questions. Deux avantages : un asthme mieux contrôlé et conforme aux recommandations, et des émissions réduites.
Les quatre principes d'une pratique clinique durable
Ces quatre principes constituent le cœur du guide thématique du RCGP. Maîtrisez-les et vous disposerez d'un cadre pratique pour chaque consultation.
Prévention
Prévenir la maladie et promouvoir la santé. Les soins de santé les plus durables sont ceux dont un patient n'a jamais besoin. Sevrage tabagique, conseils sur l'alcool, vaccination, dépistage du cancer.
Autonomisation des patients
Aider les patients à gérer leur santé grâce à l'éducation, la prise de décision partagée et l'autonomie. Des patients responsabilisés consultent moins et utilisent moins de ressources.
Parcours allégés
Offrez les soins appropriés au patient approprié, et rien de plus. Évitez les examens, les consultations ou les traitements superflus qui n'ont aucune incidence sur l'état de santé du patient.
alternatives à faible émission de carbone
Lorsque le traitement est nécessaire, choisissez l'option la moins encombrante — par exemple, les DPI plutôt que les pMDI, la voie orale plutôt que la voie IV lorsque cela est possible, et l'orientation locale plutôt que l'orientation à distance lorsque cela est équivalent.
💡 La vérité, toute la vérité
Ces quatre principes ne sont pas de nouvelles idées présentées sous un vernis écologique. Ce sont des pratiques que les bons médecins généralistes s'efforcent déjà d'appliquer. La prévention, l'autonomisation et des parcours de soins optimisés constituent le socle de soins sûrs et centrés sur le patient. La santé planétaire nous donne simplement une raison supplémentaire de les prendre au sérieux.
Impacts du changement climatique sur la santé humaine
Le changement climatique touche presque tous les aspects de la médecine. Certains effets sont directs (chaleur, tempêtes, pollution atmosphérique), d'autres indirects (propagation des maladies, approvisionnement alimentaire, santé mentale). Le tableau clinique est complexe et déjà une réalité.
💨 Pollution de l'air — voir la section dédiée ci-dessous
La pollution atmosphérique fait l'objet d'une section distincte en raison de son ampleur et de son importance. Faites défiler vers le bas jusqu'à la section Pollution atmosphérique.
🦟 Évolution de l'écologie vectorielle
Les maladies vectorielles se sont propagées avec le réchauffement climatique. La maladie de Lyme, autrefois localisée (dans la New Forest au Royaume-Uni), est désormais répandue dans tout le pays.
La dengue est un problème encore plus préoccupant. En 1970, elle était présente dans 9 pays ; aujourd’hui, elle est endémique dans plus de 100 ( OMS ). Des cas de transmission locale ont été signalés en Europe depuis 2010.
🌾 Augmentation des allergènes
Des saisons de croissance plus longues et plus chaudes signifient une plus grande quantité de pollen, et ce, plus longtemps. Ceci est lié à l'aggravation du rhume des foins et de l'asthme. La pollution atmosphérique exacerbe les réactions allergiques : un double coup dur ( CDC ).
💧 Qualité de l'eau et maladies diarrhéiques
Les maladies diarrhéiques augmentent lorsque les températures sont élevées, et en cas de précipitations très abondantes ou très faibles. Ce phénomène a des répercussions bien plus importantes à l'échelle mondiale qu'au Royaume-Uni, mais les inondations au Royaume-Uni perturbent également la sécurité de l'eau ( CDC ).
🌽 Approvisionnement en eau et en nourriture
Les déserts se sont étendus en Afrique du Nord. Les dégâts causés par les tempêtes rendent les autres régions agricoles moins fiables. L'approvisionnement alimentaire du Royaume-Uni dépend des marchés mondiaux et non de la production locale ; par conséquent, les chocs extérieurs ont un impact considérable sur les prix locaux. La guerre en Ukraine en 2022 l'a clairement démontré ( BBC ; Al Jazeera ).
En pratique courante, cela se traduit par une précarité alimentaire – un déterminant social qui affecte la nutrition, la santé mentale et le respect des recommandations diététiques.
🌊 Dégradation de l'environnement et acidification des océans
L'augmentation du CO₂ a deux conséquences. Elle alimente l'effet de serre. Elle se dissout également dans les océans, les rendant plus acides. L'acidification des mers nuit à toute forme de vie marine à coquille : coraux, coquillages et peut-être même le plancton qui produit une grande partie de l'oxygène mondial ( NHM ).
D'autres formes de dégradation sont plus directement liées à l'activité humaine : les déchets plastiques et les médicaments que les stations d'épuration ne peuvent pas entièrement décomposer. (Voir le webinaire de Sharon Pfleger sur les pratiques plus écologiques : « Médicaments et environnement » .)
🏚️ Conditions météorologiques extrêmes et santé mentale
Les inondations, les tempêtes et les incendies causent des dommages directs, endommagent les infrastructures de santé et ont des conséquences psychologiques à long terme comme le syndrome de stress post-traumatique et la dépression. Les dégâts causés aux logements et les moisissures entraînent des dommages chroniques supplémentaires.
Même les personnes non directement concernées peuvent souffrir d’ anxiété climatique – un problème croissant chez les jeunes ( Lancet Planetary Health, 2021 ).
À l'échelle planétaire, les phénomènes météorologiques extrêmes constituent un facteur majeur de migration, car ils entraînent la dégradation des pratiques agricoles et des ressources en eau. Ces migrations se heurtent ensuite à l'accès aux soins de santé, au logement, à l'alimentation et au soutien social – autant de domaines relevant de la compétence des populations générales.
Pollution atmosphérique — L'épidémie silencieuse
La pollution atmosphérique est associée à environ 7 millions de décès prématurés chaque année dans le monde , et jusqu'à 38 000 décès par an au Royaume-Uni lui sont imputables, selon l'Agence britannique de sécurité sanitaire ( NHS England, 2025 ). Ses effets ne se limitent pas aux poumons : tous les organes sont touchés.
🚨 Arrêt juridique majeur au Royaume-Uni (décembre 2020)
En décembre 2020, un coroner britannique a conclu que la pollution atmosphérique avait contribué au décès d'Ella Adoo-Kissi-Debrah, une fillette de 9 ans décédée d'asthme. Il s'agirait d'une première mondiale : la pollution de l'air serait mentionnée comme cause de décès sur un certificat de décès. Ella vivait à 25 mètres de la South Circular Road, dans le sud-est de Londres, et était exposée à des niveaux de dioxyde d'azote et de particules fines supérieurs aux recommandations de l'OMS. Cette décision a durablement modifié le poids juridique et politique de ce débat.
Que contient réellement la pollution atmosphérique ?
| De polluants | Ce que c'est | Principaux dommages |
|---|---|---|
| PM10 | Particules ≥ 10 nm — plus grandes | Irritation du nez et de la gorge ; maladie des voies respiratoires supérieures. |
| PM2.5 | Particules fines ≤ 2.5 μm | Pénètrent dans les cellules ; provoquent des maladies cardiovasculaires, des accidents vasculaires cérébraux, des cancers et des troubles du développement. |
| Oxydes d'azote (NOₓ) | Issu de la combustion — principalement des véhicules | Maladies respiratoires, développement pulmonaire, exacerbation de l'asthme. |
| le dioxyde de soufre | combustion des combustibles fossiles | Irritation des voies respiratoires, bronchoconstriction. |
| Monoxyde de carbone | Combustion incomplète | Réduit l'apport en oxygène ; effets cardiovasculaires et cognitifs. |
| Ozone (O₃) | Polluant secondaire formé à partir de NOₓ et de lumière solaire | Inflammation, diminution de la fonction pulmonaire. |
Comme les sources réelles produisent des mélanges de ces polluants, il est difficile de dissocier l'effet de chacun. Ce mélange est également à l'origine de l'ozone troposphérique, un polluant secondaire qui aggrave encore la situation ( Clean Air Hub ).
Les données de 2021 montrent que 35 % des NOₓ et 13 % des PM2.5 proviennent des transports ( gov.uk ). Les véhicules électriques réduisent les NOₓ, mais produisent toujours des particules issues des pneus et des freins ; par conséquent, la réduction des PM2.5 sera moins importante que prévu.
Qui cela affecte?
La pollution atmosphérique affecte tous les organes et toutes les étapes de la vie, de la grossesse et du développement de l'enfant aux crises cardiaques, aux accidents vasculaires cérébraux, au diabète, à la fertilité et au déclin cognitif.
🚗 Mythe courant : « Je suis en sécurité dans ma voiture avec la climatisation allumée »
Pas vraiment. Des études montrent que la pollution à l'intérieur des voitures provient des véhicules voisins et peut atteindre des concentrations supérieures à celles de l'extérieur ( RAC ). Marchez ou faites du vélo autant que possible, et empruntez les routes secondaires.
🪵 Une autre source silencieuse : les poêles à bois domestiques
Les poêles à bois constituent une source de pollution évitable, nuisible à la fois au ménage qui les utilise et au voisinage immédiat. Conseils utiles du Clean Air Hub.
💡 Des actions rapides pour vous et vos patients
- Consultez la qualité de l'air locale sur des applications ou des sites web — prenez le Quiz du calculateur Clean Air Hub.
- Évitez autant que possible les routes principales pour les itinéraires piétonniers et cyclables.
- Considérez la pollution atmosphérique comme une cause de consultations respiratoires et cardiovasculaires, et non comme un simple problème de fond.
- Informez également les patients des sources de chaleur intérieures : poêles à bois, tabagisme, cuisson sans ventilation.
- Informations patient : Pratiques plus écologiques — pollution de l'air.
Effets directs de la chaleur sur la santé
La chaleur est parfois qualifiée de tueur silencieux. De nombreux décès liés à la chaleur ne sont constatés qu'après coup. Les personnes les plus à risque sont celles qui sont déjà vulnérables : les personnes âgées, les personnes fragiles, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les sans-abri, les travailleurs en extérieur et les personnes atteintes de maladies chroniques ( OMS ).
Les dommages dépendent à la fois de l'intensité et de la durée (y compris la température nocturne).
💊 Chaleur et médicaments courants
La chaleur provoque une vasodilatation, réponse physiologique qui met à rude épreuve la circulation sanguine. De nombreux médicaments courants, tels que les antihypertenseurs et les diurétiques, influent sur la vasodilatation ou l'équilibre hydrique et peuvent interagir avec cette mise à rude épreuve. Les patients prenant ces médicaments pendant les vagues de chaleur peuvent présenter un risque accru de déshydratation, d'hypotension orthostatique, de chutes et d'insuffisance rénale aiguë. Suivez les recommandations du UKHSA (Agence britannique de sécurité sanitaire de l'Angleterre) relatives aux conditions météorologiques extrêmes et au plan de santé, ainsi que les protocoles locaux. Toute modification du traitement médicamenteux d'un patient doit être effectuée au cas par cas, après une évaluation clinique habituelle, et non de manière systématique.
Intempéries
Les inondations, les tempêtes et les incendies provoquent des blessures et des décès immédiats, perturbent les infrastructures sanitaires et laissent des séquelles psychologiques durables. L’anxiété climatique est désormais un phénomène reconnu, notamment chez les jeunes ( Lancet ).
Changements cliniques qui réduisent le carbone
Les données de Greener NHS montrent systématiquement que les médicaments représentent la part la plus importante de l'empreinte carbone des soins primaires . Cela signifie que les changements les plus significatifs sont d'ordre clinique : nos méthodes de diagnostic, de prescription et de suivi.
🔍 Surdiagnostic et surtraitement
Le groupe de travail sur le surdiagnostic du RCGP le définit comme l'application d'étiquettes et de traitements qui n'apportent que peu de valeur ajoutée, voire qui sont globalement néfastes. Cette approche déplace le débat de « quel est leur problème ? » à « qu'est-ce qui compte pour vous ? » ( Ce qui compte pour vous ).
Exemples classiques :
- Un ancien diagnostic d’« asthme » posé aux urgences il y a des années, jamais réexaminé — et qui continue de donner lieu à des prescriptions d’inhalateurs.
- Un diagnostic d’« hypertension » basé sur une seule mesure, suivie d’années de tension artérielle normale.
- Surtraitement du diabète de type 2 limite.
- Dépistage des affections pour lesquelles les bénéfices sont faibles et les dommages indirects importants.
Pour en savoir plus : Pratiques plus écologiques — surdiagnostic et médecine centrée sur la personne.
💊 Polymédication et déprescription
Plus un patient prend de médicaments, plus le risque d'interactions et d'effets indésirables est élevé, et plus il est probable qu'un médicament ne serve qu'à traiter l'effet indésirable d'un autre. L'évaluation de la charge anticholinergique chez les patients fragiles ou âgés constitue un point de départ utile.
Environ 50 % des patients atteints de maladies chroniques ne prennent pas leurs médicaments régulièrement ( NCBI, 2018 ), mais la plupart continuent de se procurer leurs ordonnances. Cela signifie que des émissions de carbone ont déjà été constatées.
Une bonne évaluation des médicaments est bénéfique à la fois pour la santé et pour l'environnement. Voir Pratiques plus écologiques — prescription et déprescription.
💚 Alternatives aux comprimés — prescription verte, bleue et sociale
Historiquement, nous avons prescrit des médicaments pour des affections comme l'anxiété et la dépression. Or, il est désormais prouvé que, pour de nombreuses personnes, les psychothérapies devraient être proposées en première intention ou en complément d'un traitement médicamenteux si nécessaire ( NICE NG222 ).
- Prescription verte — du temps passé en plein air, dans la nature.
- Prescription bleue — du temps passé près de l'eau.
- Prescription sociale — lien, communauté, but.
Les preuves à ce sujet sont de plus en plus nombreuses, notamment en ce qui concerne la santé mentale ( Challenges, 2019 ).
La loi des soins inversés s'applique également ici : les espaces verts et bleus de qualité sont généralement les moins disponibles dans les endroits qui en ont le plus besoin.
Inhalateurs — Le principal levier d’action du carbone en soins primaires
Les inhalateurs méritent une section à part entière car ils représentent la part prépondérante de l'empreinte carbone liée à leur prescription. Ils constituent également un exemple classique de la façon dont l'amélioration des soins cliniques et la réduction des émissions de carbone convergent.
🌍 Les chiffres
- Historiquement, la plupart des prescriptions d'inhalateurs au Royaume-Uni concernaient des inhalateurs-doseurs pressurisés (pMDI). Le Royaume-Uni a longtemps fait figure d'exception en Europe en matière d'utilisation des pMDI, avec un taux bien supérieur à celui de la Suède, par exemple.
- Les pMDI contiennent des propulseurs hydrofluorocarbonés, dont le pouvoir de réchauffement climatique est plusieurs centaines, voire des milliers de fois supérieur à celui du CO₂.
- Les inhalateurs de poudre sèche (IPS) et les inhalateurs à brume douce ne contiennent pas de gaz propulseurs.
- Chaque inhalateur, les pMDI produisent environ L'empreinte carbone des DPI est 40 fois supérieure. (Pratique plus écologique).
- Les résultats concernant l'asthme au Royaume-Uni ont été pires que dans plusieurs pays européens comparables ; par conséquent, une utilisation élevée d'inhalateurs-doseurs pressurisés (pMDI) ne peut être justifiée par des résultats supérieurs.
Le changement de directives de 2024 qui redéfinit tout
En novembre 2024, le NICE, le BTS et le SIGN ont publié la recommandation nationale commune sur l'asthme NG245 . Celle-ci représente un changement fondamental dans la prise en charge de l'asthme chez les personnes de 12 ans et plus, et une modification mineure mais importante pour les enfants de 5 à 11 ans.
📋 Ce que dit la NG245 (2024) (adultes et jeunes de 12 ans et plus)
- Ne prescrivez pas un SABA (agoniste bêta₂ à courte durée d’action) seul pour l’asthme. Chaque SABA doit être associé à un corticostéroïde inhalé (ICS).
- Traitement de première intention de l'asthme nouvellement diagnostiqué : thérapie AIR à la demande — un inhalateur combinant un corticostéroïde inhalateur et du formotérol à faible dose, à utiliser uniquement en cas de symptômes.
- Si les symptômes sont plus fréquents ou plus graves : MART à faible dose (Traitement d'entretien et de secours) — le même inhalateur de corticostéroïdes inhalés/formotérol utilisé régulièrement et en tant que traitement de secours. Les patients sous MART n'ont généralement pas besoin d'un SABA supplémentaire.
- Si l'asthme reste non contrôlé malgré un traitement antirétroviral à faible dose, passer à une dose modérée. Si le contrôle persiste, essayer un antagoniste des récepteurs des leucotriènes (ARLT) ou un antagoniste des récepteurs des leucotriènes (LAMA) avant d'orienter le patient vers un spécialiste.
- Le choix de l'inhalateur doit tenir compte de la technique correcte, des préférences du patient, plus faible impact sur l'environnementet la présence d'un compteur de doses.
- L'utilisation régulière d'inhalateurs numériques n'est pas recommandée. (NG245, 2024).
- Évaluer la réponse 8 à 12 semaines après le début ou la modification du traitement.
📋 Ce que dit la norme NG245 pour les enfants de 5 à 11 ans
- Traitement initial : corticostéroïdes inhalés (CSI) pédiatriques à faible dose deux fois par jour, avec bêta-2 agonistes de courte durée d’action (SABA) au besoin.
- Envisager un traitement antirétroviral à faible dose chez l'enfant si l'asthme n'est pas contrôlé par un traitement ICS + SABA et si l'enfant peut supporter un tel traitement.
- En novembre 2025, un seul inhalateur de poudre sèche à base de budésonide/formotérol était autorisé pour le MART dans ce groupe d'âge ; l'utilisation de tout autre inhalateur combinant ICS et formotérol pour le MART chez les moins de 12 ans est hors indication et nécessite une discussion éclairée.
- Si le MART n'est pas gérable, envisagez l'ajout d'un LTRA pendant 8 à 12 semaines (suivez les instructions). Avis de sécurité de la MHRA concernant les réactions neuropsychiatriques au montélukast).
⚠️ Pourquoi c'est important pour la santé planétaire
Les protocoles AIR et MART sont non seulement plus respectueux de l'environnement, mais l'analyse économique du NICE a également démontré qu'ils étaient à la fois plus efficaces et moins coûteux que les traitements par SABA seul ou par ICS associé à un SABA. Les inhalateurs de budésonide/formotérol autorisés pour les protocoles AIR et MART comprennent des inhalateurs de poudre sèche (comme le Symbicort Turbohaler), dont l'empreinte carbone est bien inférieure à celle des inhalateurs-doseurs pressurisés (pMDI). Un traitement clinique adapté permet généralement de réduire l'empreinte carbone.
Première règle : la qualité des soins cliniques prime toujours.
Un patient souffrant d'asthme non contrôlé n'a pas besoin d'un inhalateur plus écologique ; il a besoin d'un traitement efficace . La plupart des économies de carbone dans les soins respiratoires proviennent d' une meilleure maîtrise de la maladie et de traitements conformes aux recommandations actuelles de la norme NG245, et non de simples changements de dispositifs.
🧠 Le schéma de surutilisation du SABA
Par le passé, les personnes utilisant trois inhalateurs SABA ou plus par an étaient considérées comme ayant un contrôle insuffisant de leur maladie. Désormais, avec la norme NG245 (2024), ce schéma thérapeutique entraîne une réévaluation complète du nouveau protocole de traitement , et non plus un simple complément de leur traitement actuel. Nombre de ces patients n'auraient jamais dû être traités par SABA seul.
Comment réduire l'empreinte carbone de la prescription d'inhalateurs
Respectez scrupuleusement la norme NG245.
Transférer les patients éligibles vers les protocoles AIR ou MART conformément aux recommandations. La majeure partie des bénéfices liés à la réduction du carbone en découle automatiquement.
Privilégiez les appareils à faible émission de carbone
Lorsque cela est cliniquement approprié et que le patient peut bien l'utiliser, un inhalateur de poudre sèche ou un inhalateur à brume douce est généralement le choix à faible teneur en carbone.
Maîtriser la technique d'abord
Le meilleur dispositif est celui que le patient maîtrise. Il est essentiel d'évaluer la technique à chaque occasion. Un inhalateur parfaitement écologique, s'il est mal utilisé, reste un mauvais traitement.
Retournez les inhalateurs usagés
Il est recommandé aux patients de rapporter leurs inhalateurs usagés ou non désirés à une pharmacie de proximité pour une élimination sécurisée (recommandation NG245). Les pharmacies ont l'obligation contractuelle, dans le cadre du contrat-cadre des pharmacies de proximité du NHS, d'accepter les médicaments non désirés rapportés par les ménages ( Community Pharmacy England ).
Comment changer d'inhalateur en toute sécurité
- Concentrez-vous sur le bon médicament et l'appareil adapté à chaque individu — à travers prise de décision partagée avec le patient et sa famille ou ses aidants, conformément à NICE NG197.
- Évaluer et optimiser la technique d'inhalation à chaque occasion.
- Prescrire par marque pour assurer la continuité du dispositif.
- Effectuer un suivi du patient à 8-12 semaines pour vérifier l'adéquation du dispositif et le contrôle de la maladie (NG245).
- N’effectuez pas de changement généralisé concernant un dispositif ou un médicament — il s'agit d'un conseil national explicite, et non de simples bonnes manières.
💡 Des projets de démarrage QIP adaptés aux stagiaires et conformes à la norme NG245
Greener Practice et le NHS disposent tous deux de modèles QIP prêts à l'emploi et conformes aux lignes directrices, qui correspondent directement aux exigences de preuve ARCP :
- Pratiques plus écologiques — soins de l'asthme de haute qualité à faible émission de carbone (QIP par étapes)
- Optimisation du choix d'un inhalateur en cas d'asthme
- Passer à un inhalateur-doseur pressurisé de salbutamol à plus faible teneur en carbone (pour les patients ne suivant pas encore un traitement par MART/AIR)
- Recyclage et retour des inhalateurs
- Outil d’aide à la décision pour les patients du NICE — Inhalateurs contre l’asthme et changement climatique
Carbone non clinique — Les 40 % restants
Environ 40 % de l'empreinte carbone d'un cabinet médical provient de domaines non cliniques tels que les bâtiments, les déplacements et les déchets. Les 60 % restants sont principalement liés à la prescription ( RCGP, 2025 ). Ces domaines non cliniques sont souvent gérés par des cadres plutôt que par des cliniciens, mais les internes peuvent y contribuer, notamment par le biais des programmes d'amélioration de la qualité et des activités de leadership.
Chaque cabinet est différent. La première étape la plus utile consiste à mesurer son empreinte carbone — à l'aide d'un outil gratuit comme SEE Sustainability ou GP Carbon — et à laisser les données vous guider.
Le guide « Impact vert pour la santé » propose un large éventail de petits projets que les cabinets médicaux peuvent mettre en œuvre. Chaque projet est lié aux Objectifs de développement durable des Nations Unies, et les cabinets obtiennent des récompenses de bronze, d'argent ou d'or (en fonction de leur empreinte carbone) au fur et à mesure de leur réalisation.
🚗 Voyages — personnel et patients
La répartition des déplacements varie énormément. Dans les cabinets médicaux urbains les plus défavorisés, le personnel mieux rémunéré fait souvent la navette depuis l'extérieur de la zone ; les déplacements du personnel constituent donc souvent une source d'émissions plus importante que les déplacements des patients.
La COVID-19 a tout bouleversé du jour au lendemain, réduisant les consultations en présentiel et favorisant le télétravail. Certains changements ont depuis été annulés. Modifier les habitudes de voyage est un processus lent : il faut comprendre les motivations des gens et trouver des solutions qui conviennent à tous.
En tant qu'employeurs, les cabinets médicaux peuvent proposer le programme « vélo au travail » à leurs employés salariés (à l'exclusion des associés). Les collectivités locales, les organismes de coordination des soins et les agences de santé offrent souvent un soutien complémentaire. Les cabinets médicaux pionniers en matière de développement durable, comme le cabinet médical de Frome , constituent de bons exemples à suivre.
🏠 Bâtiments et énergie
Une part importante des cabinets de médecins généralistes au Royaume-Uni se situe dans des zones inondables. Avant toute rénovation majeure, vérifiez si le bâtiment est bien situé pour assurer la continuité des soins à long terme face aux changements climatiques. Utilisez le service d'évaluation des risques d'inondation de l'Agence de l'environnement (Angleterre) ou le service équivalent dans votre nation décentralisée.
L'empreinte carbone d'un bâtiment provient principalement du chauffage, des déperditions thermiques et de la consommation d'électricité. Un calculateur d'empreinte carbone vous indique les points à corriger en priorité ( GP Carbon ).
Mesures classiques : réglage précis de la température, programmation du chauffage, amélioration de l’isolation, puis passage du chauffage au gaz aux pompes à chaleur air-air. Plus d’informations sur le site d’Energy Saving Trust.
Certains cabinets médicaux pourront installer des panneaux solaires photovoltaïques, voire une éolienne, mais il convient de vérifier au préalable la situation juridique et hypothécaire.
♻️ Déchets
La hiérarchie classique des déchets s'applique : réduire, réutiliser, puis recycler . Le recyclage est la dernière étape, et non la première. Le site Greener Practice propose des exemples concrets de gestion des déchets.
Avantages partagés — Quand bien soigner et préserver la planète ne font qu'un
Les co-bénéfices sont des interventions qui améliorent simultanément la santé et réduisent les dommages environnementaux. Ce sont les interventions les plus faciles à recommander, car elles n'impliquent aucun sacrifice de la part du patient ; elles lui offrent un double avantage.
🥗 Régime
L’alimentation est l’un des principaux facteurs de risque des maladies non transmissibles. Une consommation élevée de sodium, d’aliments transformés, de viande rouge et de viande transformée augmente les risques de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diabète de type 2 ( Lancet, 2019 ; Bowel Cancer UK ).
La commission EAT-Lancet n'incite pas tout le monde à devenir végétalien. Elle propose un régime alimentaire respectueux de la santé planétaire — principalement composé de végétaux, avec une consommation modérée de viande et de produits laitiers — bénéfique à la fois pour l'humanité et pour la planète.
⚠️ Les méfaits cachés de l'agriculture intensive
- L'utilisation d'antibiotiques comme facteurs de croissance alimente la résistance aux antimicrobiens.
- Les effluents agricoles endommagent les rivières et les écosystèmes (Gardien, 2022).
- Le méthane émis par le bétail est un puissant gaz à effet de serre.
Plus d'informations sur l'agriculture et la biodiversité : orientations de l'OMS sur la biodiversité.
🚲 Voyage actif
Les preuves des bienfaits de l'activité physique sont nombreuses. Si l'exercice était un médicament, on le prescrirait pour tout. Le NHS recommande 150 minutes d'activité physique réparties sur la semaine ( NHS ).
L'activité physique est plus durable lorsqu'elle s'intègre au quotidien , et non lorsqu'elle y est ajoutée ponctuellement. Remplacez une partie de vos trajets en voiture par une marche. Faites une partie de vos trajets domicile-travail à vélo. Les vélos électriques rendent cela possible pour de nombreux patients qui pensaient que le vélo était hors de leur portée. Certaines collectivités locales proposent des services de prêt pour permettre aux usagers d'essayer avant d'acheter.
🚴 Ressources pratiques
- Vélos et tricycles adaptés aux personnes handicapées : Cyclescheme.
- Programme d’aide à l’achat de vélos pour aller au travail (NB : accessible au personnel salarié mais pas aux médecins généralistes associés) : Conseils du gouvernement britannique.
- Marcher ou faire du vélo réduit également l'exposition d'un patient à la pollution atmosphérique par rapport au fait de rester assis dans les embouteillages.
🌳 Au contact de la nature
Il a été démontré que les jardins de façade végétalisés réduisent le stress ( Université de Sheffield ), et les espaces verts urbains améliorent le bien-être de la population ( études complémentaires ). La plupart des contacts avec la nature impliquent également du mouvement, ce qui cumule les bienfaits.
Inégalités, santé et justice
Les populations qui ont le moins contribué au changement climatique sont celles qui en subissent le plus les conséquences néfastes. Cela se vérifie aussi bien entre les pays (les nations à faible revenu sont les plus touchées par les vagues de chaleur, les inondations et l'insécurité alimentaire) qu'au sein même des pays (les quartiers les plus pauvres sont confrontés à la pollution atmosphérique la plus importante, aux logements les plus humides et au manque d'espaces verts).
📖 La loi des soins inverses de Tudor Hart
Tudor Hart l'a résumé en une phrase célèbre : les bons soins médicaux sont généralement les moins disponibles là où ils sont le plus nécessaires — et cette distorsion est la pire là où les soins de santé sont les plus exposés aux forces du marché.
Paraphrasé de Julian Tudor Hart, The Lancet , 1971 — toujours vrai aujourd'hui.
Pour les médecins généralistes, l'enjeu est d'ordre pratique. Dans la mesure du possible, nous devrions :
- Recherchez activement et servez les patients qui ont le plus besoin de nous, plutôt que ceux qui nous trouvent le plus facilement.
- Intégrez des questions sur le logement, la précarité énergétique et la qualité de l'air dans l'historique, notamment en ce qui concerne les conditions de vie à long terme.
- Établir des liens avec les services locaux de prescription sociale, les groupes communautaires et les services de défense des droits.
- Réfléchissez avant de vous plaindre des « habitués » — ce sont généralement les personnes qui font dérailler le système. défaut, pas les jeux vidéo.
Plus d'informations sur les inégalités en matière de santé et le climat sur le site de Greener Practice.
Population, justice et santé des femmes
Certains (dont Population Matters et des personnalités comme Sir David Attenborough) affirment que la population est un facteur clé de la crise sanitaire planétaire. Plus d'habitants signifient plus de besoins en nourriture, en eau et en énergie, et donc plus de déchets produits.
Parallèlement, il s'agit d'un sujet sensible, notamment en raison des questions de justice.
📊 Le problème des inégalités avec la « population » comme solution
La dernière analyse d'Oxfam sur les inégalités carbone révèle que les 1 % les plus riches de la population mondiale (environ 77 millions de personnes) sont responsables d' environ 16 % des émissions mondiales de CO₂ , tandis que la moitié la plus pauvre de l'humanité (3.9 milliards de personnes) en est responsable d'environ 8 % ( Oxfam, 2025 ). Or, les familles les plus nombreuses vivent généralement dans les pays les plus pauvres, là où les émissions individuelles sont les plus faibles. Présenter le « contrôle des naissances » comme la solution risque donc de faire porter la responsabilité à ceux qui sont le moins impliqués dans cette crise.
La planification de la taille des familles est véritablement dans l'intérêt de la planète et des patients. Le rôle approprié des soins primaires au Royaume-Uni est clair et centré sur le patient :
- Offrir la gamme complète des services de contraception et de santé des femmes.
- Rendez ces services faciles d'accès et adaptés aux spécificités culturelles.
- Placez les intérêts du patient au centre de vos préoccupations, et jamais l'agenda politique de quelqu'un d'autre.
🧭 Un principe utile
« Qu’est-ce qui compte pour ce patient ? » est toujours le bon point de départ. Les débats politiques concernant la population doivent avoir lieu dans la société, et non dans le cabinet de consultation.
Témoignages du terrain — Sagesse des stagiaires, des formateurs et des forums communautaires
Les directives vous indiquent la marche à suivre. Vos collègues vous font part de leur expérience concrète. Cette section rassemble des conseils pratiques issus du Forum des internes en médecine générale pour une pratique plus verte (qui compte aujourd'hui plus de 200 internes au Royaume-Uni), des réseaux du Centre pour des soins de santé durables , de témoignages publiés de médecins généralistes en formation travaillant sur le développement durable, de vidéos pédagogiques du programme « Greener Practice » du Grand Manchester et d'entretiens en podcast avec des médecins généralistes référents en matière de développement durable.
Chaque conseil ci-dessous a été vérifié conformément aux recommandations du RCGP, du NICE, du BNF et du GMC. Aucun élément contraire aux avis officiels n'a été inclus. Aucun élément relevant du droit britannique n'a été inclus d'une manière qui y contrevient.
🧭 Comment lire cette section
Imaginez une conversation avec un responsable d'établissement ayant déjà réalisé son plan d'amélioration de la qualité en matière de développement durable : la version la plus sincère, après la soumission du rapport. Il ne s'agit pas d'une simple redite des directives, mais du vécu qui les sous-tend.
🗺️ La carte des schémas — ce que les stagiaires n'arrêtent pas de dire
Cinq thèmes reviennent sans cesse sur les forums, les blogs et les vidéos. Ils apparaissent quelle que soit la taille du cabinet, dans chaque doyenné et chaque année de formation.
Commencez petit, commencez clinique
Les stagiaires qui terminent leur programme d'amélioration de la qualité en matière de développement durable disent la même chose : « Nous sommes partis d'une pratique déjà en place. » Les bilans d'inhalateurs, les renouvellements d'ordonnances en retard, la surutilisation des bêta-2 agonistes de courte durée d'action (SABA) : ce sont des tâches cliniques qui doivent déjà être effectuées. L'ajout d'une perspective différente ne prend pas plus de temps.
Amenez l'équipe avant la poubelle
Les projets qui privilégient d'abord les poubelles et l'énergie stagnent souvent. Ceux qui débutent par une discussion avec le personnel sur l'importance du développement durable ont généralement plus de chances de réussir. Priorité aux cœurs plutôt qu'aux flux de déchets.
Mettez l'accent sur le gain, pas sur la perte.
Les partenaires réagissent bien mieux à un meilleur contrôle de l'asthme et à une diminution des hospitalisations qu'à une réduction de l'empreinte carbone. Le bénéfice carbone est un avantage supplémentaire, et non l'élément principal. Ce constat est corroboré par les propres données de Greener Practice et par l'étude menée par les médecins généralistes du Nord-Ouest canadien sur les obstacles rencontrés.
Les lignes directrices sont utiles, elles ne sont pas un obstacle.
Une revue systématique publiée dans Lancet Planetary Health sur les points de vue des médecins a identifié des recommandations claires émanant d'organismes reconnus comme le principal facteur facilitant l'adoption de nouvelles pratiques. Lorsque le RCGP, le NICE et les comités d'éthique locaux s'expriment d'une seule voix, le changement s'opère. Citez-les dès le début de votre proposition.
Les avantages complémentaires sont l'arme secrète
Tous les responsables expérimentés en développement durable le disent : il faut privilégier le bénéfice humain. Mobilité active, alimentation riche en végétaux, prescription sociale – autant d’actions qui profitent au patient et à la planète. Parlez d’abord du bénéfice pour le patient. L’impact carbone suivra.
✅ Ce qui fonctionne vraiment — un résumé entre stagiaires
Voici les mesures concrètes et spécifiques que les membres du forum considèrent comme ayant contribué au succès de leurs projets. Aucune ne contredit les recommandations du RCGP, du NICE, du BNF ou du GMC. Toutes s'inscrivent parfaitement dans le cadre de la formation des médecins généralistes.
| Situation | Ce que les stagiaires disent être efficace | Pourquoi ça marche |
|---|---|---|
| Choisir un sujet QIP | Utilisez la pratique plus écologique ou SusQI bibliothèque de projets — des protocoles, des mesures et des modèles prêts à l'emploi. | Gain de plusieurs semaines de conception. Déjà conforme aux mesures Greener NHS, vos données sont donc crédibles. |
| Obtenir l'adhésion des partenaires | Indiquez la position de votre cabinet sur le OpenPrescribing mesures plus écologiques du NHS Avant la réunion. | Les données l'emportent sur les opinions. Le fait de voir son propre cabinet classé dans la région change la donne. |
| Examen des patients asthmatiques | Commencez par les patients asthmatiques traités uniquement par SABA — un groupe que NICE NG245 (2024) souhaite désormais explicitement voir examiné sous ICS/formotérol AIR ou MART. | Vous ne « modifiez pas vos pratiques pour réduire votre empreinte carbone ». Vous réalisez une analyse clinique approfondie. La réduction des émissions de carbone est un effet secondaire. |
| Changement d'inhalateur | Toujours privilégier la prise de décision partagée. Ne jamais changer systématiquement de méthode. Toujours assurer un suivi. | Il s'agit d'une recommandation nationale explicite. Le changement généralisé de fournisseur d'accès Internet érode la confiance et nuit au contrôle. |
| Déprescription | Commencez par un bilan de la charge anticholinergique chez les patients fragiles/âgés. | Le NICE et le RCGP l'approuvent tous deux. La réduction des émissions de carbone s'ensuit discrètement. Une victoire clinique. |
| Convaincre l'équipe | Organisez une courte session « déjeuner-conférence » avec une vidéo de deux minutes de Greener Practice. | Bref, visuel, crédible. Le personnel retient le « pourquoi » plutôt que le « quoi ». |
| Preuves dans le portfolio électronique | Nommez-la. Utilisez des expressions comme « pratique clinique durable » et « quatre principes ». | Les preuves en matière de santé planétaire et d'analyse des données probantes relatives à la santé planétaire existent souvent déjà ; il suffit de les étiqueter. |
| Communiquer avec les patients | N'évoquez le bénéfice supplémentaire que si le patient en prend l'initiative. Sinon, mettez l'accent sur la santé avant tout. | La plupart des patients répondent volontiers à la question ; certains s’offusquent qu’on l’aborde. Laissez le patient mener la conversation. |
💬 Phrases de consultation que les stagiaires utilisent réellement
Ces formulations, fréquemment rapportées par les internes et les formateurs du réseau Greener Practice, les supports de cours Copernicus/RCGP sur le développement durable et les vidéos pédagogiques du Grand Manchester, ont été reformulées pour s'intégrer harmonieusement au langage standard de la médecine générale britannique en matière de décision partagée.
🌬️ Entamer une conversation sur les inhalateurs
- « J’aimerais que nous examinions ensemble vos inhalateurs, d’une part parce que nous voulons que votre asthme soit aussi bien traité que possible, et d’autre part parce qu’il existe de nouvelles options plus respectueuses de l’environnement. »
- « Votre inhalateur de secours nous indique à quel point votre asthme est réellement contrôlé. Pourrions-nous examiner ce à quoi pourrait ressembler un meilleur plan pour vous ? »
- « Il existe plusieurs types d'inhalateurs. Certains sont plus faciles à utiliser, d'autres ont un impact environnemental moindre. Je vais vous présenter les différentes options et voir ce qui vous convient le mieux. »
💊 Langage de déprescription en douceur
- « La production de certains de ces comprimés a commencé il y a longtemps. Pourrions-nous vérifier ensemble s'ils fonctionnent toujours comme prévu ? »
- «Parfois, l'amélioration la plus simple est moins des comprimés plutôt que plus.
- « Qu’est-ce qui compte le plus pour vous dans la façon dont vous prenez vos médicaments ? »
🌳 Ouvrir une porte sur la prescription sociale ou verte
- « En plus des médicaments, il existe de bonnes preuves que passer du temps dans des espaces verts a un effet bénéfique sur l'humeur. Seriez-vous prêt(e) à essayer ? »
- « Il y a un groupe de marche / un jardin communautaire / un parkrun près d'ici. Je peux vous donner les détails si cela peut vous être utile. »
- « Notre spécialiste en prescription sociale pourrait vous parler de solutions qui pourraient vous aider — sans avoir besoin de médicaments. Souhaitez-vous que je vous oriente vers lui ? »
💨 Historique de la pollution
- « Votre maison est-elle facile à chauffer et à sécher, ou y a-t-il des problèmes d'humidité ou de moisissures ? »
- « Habitez-vous près d'une route très fréquentée, ou y a-t-il beaucoup de circulation là où vous marchez ? »
- « Utilisez-vous à l'intérieur un appareil qui produit de la fumée — un poêle à bois, une cuisinière à gaz, des bougies ? »
📊 La hiérarchie des efforts — où concentrer son énergie
Un thème récurrent au sein du réseau Greener Practice et des formations du Centre pour des soins de santé durables est que toutes les actions en faveur du développement durable ne se valent pas. Certaines permettent de réduire considérablement les émissions de carbone pour un effort minime, tandis que d'autres ont l'effet inverse. Les stagiaires se posent toujours la même question : « Par où commencer ? » La réponse ci-dessous est une synthèse des échanges au sein du forum, et non le fruit d'une source unique.
⚠️ Le « piège à poubelle »
L'écueil le plus fréquemment évoqué par les stagiaires est de commencer leur démarche de développement durable par la base de la pyramide. Le recyclage et les poubelles semblent concrets et gratifiants. Or, la gestion des déchets ne représente qu'environ 0.5 % de l'empreinte carbone des soins primaires. Un simple bilan médicamenteux bien mené permet d'économiser plus de carbone qu'une année de bonnes pratiques de tri des déchets, et profite directement au patient.
🌟 Sagesse entre stagiaires
Les observations ci-dessous sont tirées de témoignages publiés par des internes et des résidents en médecine générale travaillant sur le développement durable, notamment le récit du Dr James Pumphrey sur sa collaboration avec sa formatrice, le Dr Abigail Fry, à un projet d'amélioration de la qualité durable , le blog du RCGP des Drs Jawad Haq et Vik Puri sur leur initiative « Pratique plus verte » en tant qu'internes de 3e année , et le projet de prescription d'inhalateurs du Dr Vasu Siva . Tous les propos ont été résumés et reformulés ; aucune citation directe n'est reproduite.
🩺 « Ce projet était différent de mes autres projets d'amélioration continue. »
Les stagiaires décrivent régulièrement leur projet d'amélioration de la qualité en matière de développement durable comme l'un des travaux les plus significatifs de leur portfolio électronique, notamment parce que le résultat leur a semblé avoir une réelle importance, au-delà du simple fait de cocher une case. La réflexion du Dr Pumphrey illustre bien ce point : le sentiment que les aspects cliniques et environnementaux ne sont pas deux choses réellement distinctes.
📊 « Mesurez d'abord, agissez ensuite »
Les récits décrivant des changements réussis au niveau de la pratique commencent par une phase de mesure . Le calculateur de carbone pour médecins généralistes et SEE Sustainability ont tous deux été utilisés par les internes pour montrer à leurs collègues où se situaient les principaux postes d'émissions de carbone, avant de proposer des changements.
🧑⚕️ « Nous avons mobilisé toute l'équipe, pas seulement les cliniciens »
Le témoignage du Dr Siva souligne l'importance d'impliquer les réceptionnistes, les pharmaciens et les gestionnaires, et pas seulement les médecins généralistes. Les gens ont été stupéfaits de constater l'autonomie équivalente d'un seul inhalateur-doseur. Cette comparaison visuelle a permis de démontrer ce que les statistiques seules n'avaient jamais permis.
🌍 « Commencez par ce que vous faites déjà »
Les docteurs Haq et Puri expliquent comment, en tant qu'internes de troisième année, ils ont utilisé la boîte à outils gratuite Green Impact for Health . Ils soulignent que leur cabinet appliquait déjà bon nombre de ces actions sans les qualifier de durables. La moitié du travail consistait à identifier ce qui existait déjà.
📺 Perspectives tirées des vidéos et podcasts britanniques sur la santé planétaire
Vous trouverez ci-dessous une synthèse des points clés de l'enseignement tirés des contenus d'experts britanniques en santé planétaire dont les travaux sont directement destinés aux soins primaires ou conformes aux recommandations britanniques. Ces ressources ont été sélectionnées pour leur adéquation avec les directives du RCGP, du NICE et du GMC. Parmi ces sources figurent les vidéos pédagogiques de Greener Practice , le cours RCGP–Greener Practice–Copernicus sur les soins de santé durables , les vidéos du Dr Mike Poplawski sur la prescription d'inhalateurs plus écologiques dans le Grand Manchester , les podcasts du YORLMC et les contenus de lancement du livre « Soins primaires écologiquement durables » de l'UKHACC .
🎬 Dr Aarti Bansal (co-fondatrice de Greener Practice) — le principe de communication
L'idée principale : la plupart des patients sont réceptifs lorsqu'on aborde le lien entre climat et santé avec délicatesse . La réticence vient généralement de nous, pas d'eux. L'approche recommandée consiste à l'intégrer aux sujets que le patient souhaite déjà aborder : activité physique et alimentation pour les patients souffrant de problèmes cardiovasculaires, pollution atmosphérique et inhalateurs plus respectueux de l'environnement pour ceux souffrant de problèmes respiratoires, espaces verts pour les personnes déprimées.
Pourquoi c'est important : ce document renvoie directement au modèle « Ce qui compte pour vous » du RCGP et à la recommandation NICE NG197 sur la prise de décision partagée. Rien ici ne contredit les recommandations officielles.
🎬 Dr Terry Kemple (ancien responsable national du développement durable du RCGP) — le principe des petits pas
L'enseignement principal : chaque petit changement positif apporte des bénéfices , et plus tôt chacun s'y met, plus l'impact collectif est important. Attendre des directives, un financement ou un leadership parfaits est une raison fréquente pour laquelle les projets de développement durable n'aboutissent jamais.
En pratique : n’attendez pas votre prochain cycle de formation continue, votre prochaine évaluation annuelle des compétences ou votre nouvelle prise de poste. Commencez dès cette semaine par un patient, une révision d’inhalateur et une discussion sur la déprescription.
🎬 Dr Mike Poplawski (médecin généraliste à Salford) — la technique de comparaison visuelle
Le principal enseignement de ses vidéos pédagogiques : utiliser des comparaisons visuelles concrètes que les patients peuvent se représenter. Les chiffres de Greener Practice, largement cités, indiquent qu’un inhalateur-doseur pressurisé (pMDI) de salbutamol a une empreinte carbone équivalente à celle d’un trajet d’environ 175 kilomètres en petite voiture, tandis que celle d’un inhalateur de poudre sèche (DPI) est inférieure à 1 kg CO₂e. Les chiffres exacts varient selon la marque et le type d’inhalateur, mais l’ordre de grandeur reste le même. Patients et personnel soignant retiennent les images : « 175 kilomètres » marque les esprits, contrairement à « 28 kg CO₂e ».
Utilisez cette méthode aussi bien lors des échanges avec les patients que lors des formations du personnel. Remarque : commencez toujours par la raison clinique (meilleure technique, moins d’exacerbations). La comparaison avec le carbone est un argument d’appui, et non l’argument principal.
🎬 Enseignement des soins de santé durables — une approche pratique en quatre questions
Dans l’ensemble des supports de cours du programme RCGP–Greener Practice–Copernicus sur les soins de santé durables et d’autres ressources pédagogiques britanniques, les quatre principes de pratique clinique durable du RCGP sont généralement traduits en quatre questions pratiques pour les décisions cliniques quotidiennes :
- Est-ce nécessaire? — la prévention et la prévention du surdiagnostic.
- Le patient comprend-il et s'approprie-t-il le diagnostic ? — l’autonomisation, la prise de décision partagée.
- Le chemin est-il optimisé ? — pas de doublons, pas de suivis inutiles.
- Existe-t-il une option à plus faible émission de carbone ? — seulement après avoir répondu aux trois premières questions.
Il s'agit d'une méthode simple et facile à retenir pour intégrer les quatre principes dans une consultation classique au Royaume-Uni. Elle est conforme aux recommandations du RCGP, du NICE et du GMC.
🎬 UKHACC et soins primaires écologiquement durables — le principe de confiance
Le principal enseignement : les médecins généralistes figurent régulièrement parmi les professionnels les plus dignes de confiance au Royaume-Uni (une tendance observée année après année dans l’indice de véracité d’Ipsos). Cette confiance est précieuse. Lorsque les médecins généralistes expliquent le lien entre climat, santé et soins, les patients les écoutent d’une manière différente de celle dont ils écoutent les politiciens ou les militants. Utiliser cette crédibilité avec discernement et à bon escient est une responsabilité professionnelle.
L'argument contraire, également reconnu : la confiance est mise à mal si les patients se sentent sermonnés ou culpabilisés. Priorisez leur santé. Laissez le lien planétaire s'établir naturellement.
🚫 Ce que les forums conseillent régulièrement à opposer à
Ce sont des avertissements récurrents de la part des internes, des formateurs et des responsables du programme « Greener Practice ». Chacun d’eux est conforme à la législation britannique, aux recommandations du programme du RCGP et aux bonnes pratiques médicales du GMC.
⛔ Ne faites pas ça
- Ne changez pas systématiquement d'inhalateur. — des recommandations nationales explicites, et non pas un simple avis exprimé dans un forum.
- Ne faites pas la morale aux patients En matière de climat, il faut l'augmenter quand c'est opportun, et le diminuer quand ce n'est pas le cas.
- Ne privilégiez pas les chiffres de prescriptions au détriment des soins individualisés aux patients. — Les résultats précèdent le carbone.
- Ne pas utiliser de données permettant d'identifier les patients sur les réseaux sociaux, même pour de bonnes causes en matière de développement durable. Cela s'applique tout autant ici qu'ailleurs.
- Ne présentez pas votre militantisme personnel comme une politique officielle. - L' Les limites de GMC autour de la voix personnelle et professionnelle toujours appliquer.
✅ Faites plutôt ceci
- Optez pour une prise de décision partagée, un patient à la fois.
- N'évoquez le climat que dans les contextes où cela est cliniquement pertinent.
- Utilisez les données et les résultats pour justifier le changement.
- Respectez les règles habituelles de gouvernance de l'information pour les QIP.
- Utilisez vos propres canaux de communication, en dehors du travail, pour faire de l'activisme — et renseignez-vous sur la position du GMC concernant l'action pacifique pour le climat.
📖 Contexte juridique et professionnel
En avril 2024, les directeurs de Greener Practice ont interpellé publiquement le GMC au sujet de la position de l'organisme concernant l'engagement des médecins dans des actions pacifiques pour le climat. Ce sujet est en constante évolution. Si vous envisagez une quelconque forme d'activisme public, veillez à bien la dissocier de votre activité clinique, consultez la position la plus récente du GMC et contactez votre organisation de défense (MDU/MPS/MDDUS) pour obtenir des conseils personnalisés. Les informations contenues sur cette page ne constituent en aucun cas un avis juridique.
🎯 Rassembler les fils
Synthèse de la communauté — 8 leçons que vous ne trouverez pas dans les directives
- Le meilleur projet de santé planétaire est généralement un bon projet clinique auquel on a ajouté une perspective de durabilité.
- Mesurez avant de changer. GP Carbon, SEE Sustainability et OpenPrescribing sont gratuits et crédibles.
- Commencez par les personnes, pas par les poubelles. Le changement culturel l'emporte toujours sur le changement d'infrastructure.
- Des gains de vitesse, pas des sacrifices. L’amélioration du contrôle de l’asthme est une réalité ; la réduction des émissions de carbone, elle, ne l’est pas — du moins pas avant plus tard.
- La prise de décision partagée est la compétence clinique la plus importante pour ce travail. Tout ce qui est bon en découle.
- Les avantages collatéraux sont des victoires simples et honnêtes. — les déplacements actifs, une alimentation riche en végétaux, la prescription sociale, les espaces verts.
- Étiquetez ce que vous faites déjà. Votre portfolio électronique regorge de preuves concernant la santé planétaire qui ne sont pas encore nommées.
- Suivez les règles — RCGP, NICE, BNF, GMC. Aucune mesure de développement durable ne justifie un compromis en matière de sécurité ou de probité.
Ce que vous pouvez faire demain
Les sujets vastes peuvent paraître insurmontables. Voici des actions concrètes qu'un stagiaire peut entreprendre la semaine prochaine, sans autorisation ni temps supplémentaire.
🩺 Dans la salle de consultation
- Posez les « deux questions » à chaque consultation aujourd'hui.
- Identifier les patients sous traitement SABA seul et les examiner par rapport à NG245 (2024) — la plupart devraient passer à ICS/formotérol AIR ou MART.
- Pensez aux inhalateurs à faible teneur en carbone lorsque vous commencez ou changez d'inhalateur, mais n'optez jamais pour un changement radical.
- Proposer une prescription sociale, verte ou bleue plutôt qu'un médicament, lorsque les données probantes le justifient.
- Lors des consultations respiratoires et cardiovasculaires, prenez en compte les antécédents de pollution et de logement.
📋 Pour votre portfolio
- Rédigez une entrée de journal réflexive sur une consultation en santé planétaire.
- Choisissez un plan d'amélioration de la qualité (PAQ) pour une pratique plus écologique et faites-le valider par votre formateur.
- Effectuez un audit simple des prescriptions (DPI vs pMDI, charge anticholinergique, arriéré de révisions).
- Organisez une conférence pays par pays où le développement durable fait partie intégrante des discussions.
- Consultez la position de votre cabinet médical concernant les mesures « Greener NHS » relatives aux inhalateurs via OpenPrescribing.
🏢 Au niveau d'entraînement
- Suggérer un audit d'empreinte carbone pratique avec GP Carbon or VOIR Durabilité.
- Lancez ou rejoignez un projet Green Impact for Health.
- Contribuez à la mise en place d'un bac de collecte pour les inhalateurs dans votre cabinet ou votre pharmacie locale.
- Abordez la question du développement durable lors d'une réunion de travail : posez une bonne question.
🙋 Pour toi-même
- Écoutez les podcasts de YORLMC lors de votre prochain trajet domicile-travail.
- Essaie le Calculateur du centre de traitement de l'air pur.
- Cette semaine, remplacez un court trajet en voiture par une marche ou une balade à vélo.
- Remarquez à quel point la santé planétaire est simplement bons médicaments.
Preuves de la santé planétaire dans le cadre de l'analyse de la santé planétaire
La santé planétaire est désormais explicitement prise en compte dans de nombreuses compétences liées à l'évaluation des performances planétaires. Les recommandations du RCGP sur la santé planétaire et le développement durable dans le cadre de cette évaluation constituent la référence. Voici quelques idées pratiques à intégrer à votre portfolio électronique FourteenFish.
| Outil WPBA | Angle de santé planétaire | Exemple |
|---|---|---|
| CBD | Discuter des implications en matière de durabilité des choix de prescription et de la prescription sociale. | CbD dans le cadre d'une revue de polymédication où une décision de déprescription a également permis de réduire l'empreinte carbone. |
| COT | Tenez compte de l'exposition du patient à la qualité de l'air et de son environnement domestique lors de la collecte de données. | COT chez un patient présentant des infections pulmonaires récurrentes — les antécédents comprennent l'utilisation d'un poêle à bois à domicile. |
| Planification de la gestion partagée | La planification partagée permet de réduire les prescriptions, les examens et les interventions inutiles. | Démontrez votre prise de décision partagée concernant le choix de l'inhalateur. |
| Activité de leadership | Mener un projet pratique axé sur le développement durable. | Audit énergétique des pratiques, analyse des flux de déchets, vérification de la conformité des conteneurs, projet sur la charge anticholinergique. |
| Évaluation de la prescription et analyse des cas cliniques (ACC) | Réfléchissez aux pratiques de prescription durables. | Analyse comparative des prescriptions DPI et pMDI chez vos propres patients. |
| QIA/QIP | De nombreux programmes d'amélioration de la qualité (PAQ) de Greener Practice sont adaptés aux stagiaires et constituent une preuve solide pour l'ARCP. | Transfert des patients sous SABA uniquement vers un protocole AIR/MART conforme à la norme NG245 ; voie de recyclage des inhalateurs ; projet de déprescription. |
| Journal d'apprentissage | Réflexions sur des consultations où la santé planétaire a influencé votre décision. | Réflexions sur la manière d'éviter une enquête de faible valeur après une consultation axée sur l'ICE. |
💡 Conseil pour stagiaires
Les données probantes relatives à la santé planétaire sont souvent déjà présentes dans vos consultations quotidiennes. Vous choisissez des inhalateurs de poudre sèche, vous réduisez les prescriptions, vous explorez les techniques d'inhalation contrôlée, vous pratiquez la décision partagée. L'astuce consiste à les nommer. Une phrase dans votre réflexion, comme « Cela a également représenté une pratique clinique durable : le changement d'inhalateur a réduit les émissions et amélioré la technique », transforme les données ordinaires en données probantes explicites relatives à la santé planétaire.
Pour les formateurs et les responsables de la formation des entraîneurs
La santé planétaire est un sujet que beaucoup de stagiaires connaissent un peu , qui les passionne , mais dont ils ne savent pas vraiment comment l'appliquer. Votre rôle consiste moins à leur enseigner des faits qu'à les aider à utiliser leurs connaissances dans le raisonnement clinique.
🧭 Idées de cadrage pour tutoriels
- Commencez par les deux questions du Dr Ram — mettez-les en pratique dans un jeu de rôle en les appliquant à un cas réel.
- Prenez l'une des consultations récentes du stagiaire et réexaminez-la à travers les quatre principes.
- Débat : un patient souffrant d'asthme non contrôlé est-il « autorisé » à continuer à utiliser un inhalateur-doseur pressurisé (pMDI) ?
🤔 Suggestions de réflexion
- « Qu’avez-vous prescrit aujourd’hui au patient dont il n’avait pas vraiment besoin ? »
- « À quel moment de cette consultation auriez-vous pu recourir à la prescription sociale ou verte ? »
- « Qui, parmi les personnes figurant sur votre liste aujourd'hui, est le plus touché par la précarité énergétique, les moisissures ou la pollution atmosphérique ? »
🧪 Scénarios utiles
- Un homme de 34 ans demande un certificat médical pour son travail après une journée de travail pendant la canicule.
- Un enfant de 6 ans dont l'asthme s'aggrave, vivant près d'un périphérique.
- Une personne de 70 ans prenant 14 médicaments différents, ne sachant plus à quoi ils servent.
- Un collègue nouvellement qualifié souhaitant faire « quelque chose de vert » pour son programme d'amélioration de la qualité.
⚠️ Points aveugles courants chez les stagiaires
- Considérer la santé planétaire comme un « supplément » plutôt que comme une composante essentielle d'une bonne médecine.
- Je crois que tout tourne autour du recyclage et des poubelles.
- On passe à côté de la question de la justice — en supposant qu'il ne s'agisse que du mode de vie individuel.
- Changement systématique d'inhalateurs sans prise de décision partagée.
- Oublier de consigner les données probantes sur la santé planétaire qu'ils produisent déjà.
🎯 Idées de sorties d'une demi-journée
- Séance avec un patient acteur : consultation avec une mère demandant à changer l’inhalateur de son enfant pour des raisons environnementales.
- Exercice en petits groupes : chaque groupe reçoit une présentation commune et établit une correspondance entre les deux questions et les quatre principes.
- Invitez un responsable local du programme Greener Practice à animer une session.
- Atelier QIP utilisant la bibliothèque du projet Greener Practice.
QFP
Est-ce vraiment mon travail, ou est-ce celui du gouvernement et des dirigeants du NHS ?
Les deux. Une réforme du système est essentielle, mais environ 60 % de l'empreinte carbone de la médecine générale est liée à la prescription ( RCGP, 2025 ). Les médecins généralistes occupent une position unique, car ce sont eux qui prescrivent le plus de médicaments en soins primaires.
Dois-je imposer l'utilisation d'un DPI à tous mes patients ?
Non. La priorité absolue est toujours un bon contrôle de la maladie et un traitement conforme aux recommandations NG245 (2024). Un changement systématique de traitement est formellement déconseillé . L’objectif est une décision partagée, une bonne technique d’inhalation et, lorsque cela correspond aux besoins cliniques et que le patient peut l’utiliser correctement, le choix du dispositif ayant le plus faible impact environnemental, souvent un inhalateur de poudre sèche ou un inhalateur à brume fine.
L'action individuelle n'est-elle pas vaine comparée à l'action des grandes entreprises ?
Deux choses à la fois. L'action individuelle compte, car en soins primaires, le médecin traitant représente le système au moment de la prescription. Le plaidoyer est également essentiel : les médecins généralistes ont une longue et crédible tradition d'influence sur les politiques relatives au tabagisme, à l'alcool et à la sécurité routière. Il en va de même pour la santé planétaire.
Comment aborder ce sujet avec un partenaire plus âgé et sceptique ?
Mettez l'accent sur les bénéfices pour le patient . Présenter le passage à des schémas thérapeutiques AIR/MART conformes à la norme NG245 comme un « meilleur contrôle de l'asthme, moins d'exacerbations, alignement sur les recommandations nationales » est bien plus efficace que « réduction des émissions de carbone ». Présentez l'impact écologique comme un gage de « récompenses et d'une pratique plus agréable » plutôt que comme une vertu. Nombre de collègues sceptiques se rallient à cette idée après avoir constaté les résultats cliniques.
Et si mon cabinet ne faisait absolument rien en matière de développement durable ?
Vous pouvez encore faire beaucoup. Vous êtes maître de vos prescriptions. Un programme d'amélioration de la qualité (PAQ) mené par un stagiaire est un excellent point de départ, sans avoir besoin de l'adhésion de votre associé. Collaborez avec votre pharmacien d'officine : il dispose souvent des données et de la motivation nécessaires.
Qu’est-ce qui déroute le plus les médecins diplômés à l’étranger dans le langage britannique relatif à la santé planétaire ?
Généralement, trois éléments sont à prendre en compte : la décision partagée (différente du consentement éclairé), la prescription sociale (sans médicaments) et la culture de la polymédication propre au Royaume-Uni. Consacrer du temps à ces trois sujets lors des formations est plus profitable que de mémoriser les noms de marques d’inhalateurs.
Que se passe-t-il si un patient ne souhaite pas une option plus « écologique » ?
Respectez leur choix. La décision partagée est un échange. Votre rôle est de fournir des informations et des options, et non d'imposer votre point de vue. Prescrire un médicament que le patient n'utilisera pas est une mauvaise pratique et néfaste pour l'environnement.
🎯 Points clés à retenir
- La santé planétaire fait désormais partie du programme du RCGP. Il est évaluable, il est pertinent et il ne disparaîtra pas.
- La plupart du temps, c'est tout simplement un bon médicament. Prévention, autonomisation, parcours simplifiés et alternatives à faible émission de carbone sont les quatre principes — sur lesquels tout bon médecin généraliste s'appuie déjà.
- Deux questions modifient la consultation. Comment l'environnement influence-t-il ce patient ? Comment ma prise en charge influence-t-elle l'environnement ?
- Les médicaments constituent le levier le plus important. Le surdiagnostic et la polymédication sont des problèmes de santé planétaires autant que cliniques.
- Les inhalateurs représentent le gain le plus rapide et le plus important. Optimisez d'abord le contrôle de la maladie, puis le dispositif – mais jamais de changement radical.
- Les avantages sociaux complémentaires sont vos meilleurs alliés. Voyages actifs, régimes alimentaires riches en végétaux, prescription sociale — chacun de ces éléments représente une double victoire.
- La justice est primordiale. Ceux qui sont le moins responsables des dommages environnementaux en subissent le plus les conséquences. La loi de Tudor Hart sur la sollicitude inversée reste d'actualité.
- La pollution de l'air est une urgence médicale. Au Royaume-Uni, jusqu'à 38 000 décès par an sont imputables à la pollution atmosphérique (UKHSA). Il est important de prendre en compte l'historique de la pollution.
- Consignez ce que vous faites déjà. Votre portfolio électronique FourteenFish regorge de preuves concernant la santé planétaire que vous n'avez pas encore étiquetées.
- Commencez petit, commencez demain. Une seule consultation. Un seul audit. Une seule conversation. La planète est vaste, mais la prochaine étape est à portée de main.
Il s'agit d'un ouvrage très utile et complet sur la santé planétaire, qui devrait être une lecture obligatoire pour tous les stagiaires ET les formateurs !
Je n'avais pas réalisé à quel point nos activités de médecins pouvaient affecter la planète jusqu'à présent.